dimanche 26 novembre 2017

Hommell Berlinette RS

Le commencement de la marque Hommell ce fera autour d'un simple dîner, autour de cette table Michel Hommell (directeur du groupe de presse SFEP notamment du magazine Échappement), Gilles Dupré (rédacteur en chef de cette même revue) et Jean-Charles Rédélé (fils du fondateur de la célèbre marque Alpine, Jean Rédélé). Ils constatent amèrement la disparition des voitures de sport en France, l'idée est alors lancée de sortir un modèle.
Un sondage est alors lancée dans la revue Échappement en Avril 1991, plus de 5000 réponses furent reçues, Michel Hommell s'associera donc avec Eric de Pauw pour le dessin.
Après l'étape des maquettes un exemplaire de la Berlinette Hommell est enfin présentée au public au salon de Paris 1992. Michel Hommell reçu 10 commandes fermes, la décision de lancer la Berlinette en petite série est alors prise. La production va se faire dans une ancienne usine de la ville de Lohéac (35) fief du manoir de l'automobile de Michel Hommell.

(le logo de la marque Hommell)

La Berlinette Hommell suit un principe initié par le "light is right" de Colin Chapman (Lotus), à savoir un dépouillement extrême pour ne garder que l'essentiel, châssis tubulaire, carrosserie polyester, stricte 2 places, le moteur en position centrale arrière est tirée de la Peugeot 306 S16 développant 155ch est couplée à une boite 6 vitesses. Le tout ne dépassant pas la tonne.
69exemplaires au total.
(ancienne photo pour illustrer la Berlinette)

Au salon de Paris 1994 présente la Barquette, version dépouillée de la Berlinette sans pare brise.
52 exemplaires.

En 1998 l'Hommell Berlinette RS est présentée. Globalement pas de grosses différences, la recette reste la même. Esthétiquement les phares et feux sont modifiés, sur la balance 30kilos sont gagnés et le moteur est portée à 167cv.




Sur la route ne comptez aucune aide à la conduite, pas de direction assistée, ABS, ... c'est une vraie voiture de course immatriculée. Les sensations sont pures, freinage efficace, excellente reprise, tenue de route excellente, ...
Pas de points faibles particuliers, les autos sont solides et le prouvèrent en compétition (coupe Hommell et sur les rallyes), beaucoup de pièces d'origine Peugeot relativement aisé à trouver, méfiance cependant aux pièces de carrosserie en fibre.


Niveau tarif vous pouvez tabler sur une fourchette démarrant à 22000€ pour une Berlinette jusqu'à un maximum de 50000€ pour une RS2 10ème anniversaire.

(des jantes de Berlinette sur cet exemplaire, les RS adoptant un modèle nouveau)



Merci à Dominique et Damien pour tout. Photos prises à Rochefort-en-terre.

samedi 16 septembre 2017

Chantilly arts & élégance 2017

Cette année sera la bonne, j'arrive enfin à me libérer pour me rendre à la 4ème édition du concours d'élégance organisée par Peter Auto sur la pelouse du château de Chantilly.
Un événement devenu rapidement majeur dans le calendrier automobile français qui rassemble outre le concours d'élégance mais aussi des clubs, une vente aux enchères Bonhams, un rallye (le samedi), une multitude d’activités diverses (jeux anciens, bateaux, équitation, ...).

Bugatti EB 110 GT, 1993, châssis #39021 qui aborde ici une teinte non originelle issue du catalogue Alfa Romeo et proposé sur la 8C, Avio Blue. La plaque d'immatriculation est véritable et exceptionnelle !




99 exemplaires de cette Aston Martin V12 Zagato, présentée tout d'abord en déclinaison course à la Villa d'Este.

La SLR (Sport Leicht Rennsport) cette supercar sortie en 2003 conjointement entre Mercedes et MacLaren, son design et son nom se veut un hommage aux 300 SLR surnommées "flèches d'argent". Coté moteur le V8 maison d'Amg se voit jumelé à un compresseur pour un résultat de 626ch, 334km/h, 0 à 100 en 3,8 secondes.


Lamborghini Countach 25th Anniversary, 1990, châssis #12995 (ex propriété du directeur d'écurie de F1 Walter Wolf) 

Sbarro, célèbre carrossier spécialisé dans les réalisations extrêmes s'attaqua à une Ferrari 456 GT en 2004 pour une campagne de pub pour une marque de montres.

Ferrari Daytona, dans ce rare coloris Nocciola.

Ferrari 250 GTO de 1964, châssis #5575GT (5ème aux 24heures du Mans 1964)


Ferrari 225 S Vignale Spyder 1952, châssis #0172ET.

BMW 507 Roadster.

Ferrari 365 GTB/4 GR.IV 1972, châssis #15667 (5ème aux 24h du Mans 1972, victoire au Tour de France 1972 et 9ème aux 24h du Mans 1973).



Peugeot 402 Darl'mat.

Ferrari 250 GT California LWB de 1959, châssis #1451GT (5ème aux 24h du Mans 1959).


Ferrari 312P de 1969, châssis #0872. L'historique de ce châssis a été très tumultueux, tout d'abord elle entra en compétition aux 24h du Mans 1969 (abandon) et 1970 (non classée), de Daytona 1970 (4ème et victoire de sa catégorie), les 12h de Sebring (6ème et victoire de sa catégorie) avant d’être converti en configuration Spyder puis de courir de nouveau à Daytona (5ème et victoire de catégorie) et de Sebring (8ème). Elle servit ensuite de base pour la Chinetti Speciale, elle coule désormais des jours plus tranquilles avec sa configuraton originale en Suisse depuis 2007.

Ferrari 250 GTO de 1963, châssis #4293GT (2 ème aux 24h du Mans 1963). 1er prix de la catégorie des Ferraris des 24h du Mans 250.

Ferrari 550 GT1 de 2003, châssis #108462 (10 ème aux 24h du Mans 2003).

Ferrari 512 BB LM de 1980 châssis #32129 (10ème aux 24h du Mans 1980). 1er prix de la catégorie des Ferraris des 24h du Mans GT et dérivés.

Ferrari 333 SP de 1997, châssis #019 (14ème aux 24h du Mans 1998).

Ferrari 512M 1970, châssis #1002 (abandon aux 24h du Mans 1970/71).

Ferrari 275/330 P de 1964, châssis #0820 ( abandon aux 24h du Mans 1964).

Ferrari 250 TR de 1958, châssis #0728 (victoire aux 24h du Mans 1958). Best of Show des voitures d'après guerre et 1er prix de la catégorie des Ferraris des 24h du Mans protos/voitures ouvertes.

Ferrari 365 GTB/4 GR.IV de 1972, châssis #16717 (12ème aux 24h du Mans 1975).

Ferrari F40LM de 1992, châssis #74045 (12ème aux 24h du Mans 1995).


Ferrari 250 GT Sperimentale de 1961, chassis #2643GT (abandon aux 24h du Mans 1961, 9ème en 1962). Célèbre pour être le prototype de la Ferrari 250 GTO.


Ferrari 250 LM de 1964, châssis #5891 (abandon aux 24h du Mans 1968). Ex propriété de la célèbre collection Bardinon. 1er prix de la catégorie des Ferraris des 24h du Mans protos/voitures fermées.


Bugatti type 57S Atalante de 1937, chassis #57532.

Bugatti type 57 S Atlantic de 1936 châssis #57374. Best of show de cette 4ème édition.

Osca MT4 de 1952, châssis #1120 (abandon aux 24h du Mans 1952, 18ème en 1953). Carrosserie unique par Vignale et motorisée par un 4 cylindres Fiat/Osca.


Gros coup de cœur personnel pour cette Aguzzoli Condor, une marque créée par un ancien pilote d'essai Ferrari, Luigi Giovanni Aguzzoli. Châssis tubulaire et motorisation Alfa Romeo s'exposait au salon de Paris 1964. 1er prix dans la catégorie des Berlinettes Ecceterini.

Moretti 1200 Michelotti de 1955, l'un des 2 exemplaires, ce châssis #5007 fut exposée au salon de Bruxelles 1955.

Matra 660 de 1970, châssis #01 (abandon aux 24h du Mans 1971, après la fin de sa carrière elle fut équipée de la carrosserie de la Matra 670 chassis #01 victorieuse aux 24h du Mans 1972).

Alpine A210 de 1966, châssis #1720 (abandon aux 24h du Mans 1966 et 1967).

Alfa Romeo 1900 SS Zagato de 1955, châssis #AR1900C.01997. 42 exemplaires, l'une des 3 importées à l'époque en Suède.

Alfa Romeo 6C 1750 SS Zagato Spider de 1929, châssis #0312867 (victoire aux Mille Miglia 1929).




Très prisée outre atlantique les carrosseries Woodies mélangent habilement le bois aux carrosserie. Pour un résultat absolument superbe, ici une Chrysler Town Country Convertible de 1947. Elle recevra le prix FIVA de préservation.

Ferrari 365 GTS/4 de 1969, châssis #12977 (ex-David Gilmour).

Iso A3C de 1964, châssis #B0209 (ex-Johny Hallyday).

Lancia Ardennes Pourtout 1937.

Delage D8 120 Pourtout de 1938 châssis #51612 (exposée au salon de Paris 1938). 1er prix de la catégorie récompensant le travail du carrossier Pourtout.

Détour par la catégorie Supercar ou la Countach montre son ouverture de porte si spéciale.

La gagnante de la catégorie supercar après le vote du public, la Lexus LFA.

L’impressionnant line-up de SLR, il a fallu se montrer patient pour arriver à les prendre en photo sans la foule.



Parmi les concepts car, l'Aston Martin V12 Zagato se voit désormais pourvu d'une version Cabriolet. Trop tard pour en faire l’acquisition, les 99 modèles sont déjà tous vendus ...

Le best of show du concours d'élégance vient récompenser la Renault Trezor associé au couturier Balmain.

Lynx Eventer, seulement 67 exemplaires dans la plus pure tradition des shootings breaks british.

Aston Martin Lagonda Série 2 de 1981, châssis #13085.


Trio de F40, au fond une inspiration de LM, au milieu la F40 châssis #77978 (exposée au salon de Paris 1988 et livrée neuve à Albert Uderzo).

Au Maserati Club de France un alignement de 4 Ghibli Spyder !

Iso Rivolta IR 300.

Pour célébrer ses 70ans Ferrari a réalisé 350 exemplaires basée sur sa gamme actuelle (F10, California, 488, ...) Parmi cette collection Tailor Made (le département de personnalisation de Ferrari) cette California T inspirée de la 250 Testarossa Spider Scaglietti de 1957.

Sur le stand de la F.F.V.E qui dévoilait une superbe exposition de voitures préservées à l'image de cette rare Renault Viva Grand Sport, immobilisée pendant 50ans elle a subit une remise en état avant d'intégrer la collection Renault Classic. Sortie d'usine en mai 1939 et totalisant 22000km elle fait partie d'une dizaine de survivantes.

Sur le stand du Rolls Royce Enthusiasts Club règne une ambiance incroyable, l'esprit des concours d'élégance est respecté, grand pique-nique, tenue élégante, chapeaux, ...

Au club Lamborghini, une Lamborghini Miura s'expose.

Petit détour par la vente aux enchères tenue par la maison Bonhams avec ici deux lots phare de cette vente. Cette Horch 853 type Spezialroadster ne fut pas vendue.

Invendue également pour la Horch 853 Coupé Aerodynamic 'Stromlinien' de 1937, châssis #953433.